MONDIAL Day 5 ...Canceled again !

Trop de vent encore ce jour; plus de 30 nds et une mer formée...On croise les doigts pour demain matin ! Mise à disposition avancée d'une heure.


J'en profite pour vous communiquer un petit compte rendu:

Une réunion « Class A Classic » programmée mais non institutionnelle (en marge de l’AG de la IACA) s’est tenue mercredi soir.

Un forum de discussion, auquel a participé une trentaine de personnes animé par le président de la IACA, Charles Bueche.

Il a donc été mis en place un groupe de travail qui a pour mission de faire une proposition pour le mois de février prochain : définir et affiner durant les trois prochaines années ce que pourrait être la définition d’un Class A Classic.

Dans ce contexte le groupe a pour mission de veiller à ce que l’évolution du bateau Classic ne tende pas vers un bateau volant et donc d’éviter d’éventuelles « dérives ».

Il va pouvoir proposer des définitions très précises comme par exemple :

- La longueur maximale des safrans, afin d’en limiter l’effet de lift.

- Interdiction du réglage des safrans en navigation. Sur les bateaux volants, ce système est devenu incontournable pour être performant au près et au portant. Une telle décision viserait également à limiter les coûts de production. Jakub Kopylowicz (constructeur Exploder) a insisté sur le fait que développer ces systèmes entraîne systématiquement un surcoût.

- Veiller à ce que tout concurrent qui serait pris en train de foiler serait immédiatement invité à changer de catégorie.

Ce travail se fera en collaboration avec les constructeurs afin d’inclure la plus grande majorité des bateaux Classic existants.

Ils veulent véritablement mettre en place des garde-fous, laissant l’esprit d’une classe à développement, sans pour autant figer le bateau.

Tout le monde semble satisfait de l’expérience Australienne, tant chez les volants que chez les non volants.

Le temps d’attente pour les coureurs a été considérablement raccourci entre les manches, excepté peut-être pour Glenn Ashby qui a mis régulièrement un tour à plus de la moitié de la flotte sur 35 à 40 mn de course !

Personnellement j’ai trouvé que ce Championnat marque un tournant et une véritable avancée ; la concrétisation d’une revendication des coureurs Classic et une reconnaissance de la différence entre les bateaux.

Equité sportive pour les coureurs mais aussi visibilité pour le public et les médias. En effet la TV australienne et les médias en général se sont autant intéressés à la série Open qu’à la série Classic.

Ce Championnat du Monde relance à n’en pas douter la dynamique de la flotte Classic. Le fait que des coureurs de renom international (Scott Anderson, Andrew Landenberger et Ben Hall par exemple) participent à cette épreuve y a certainement contribué.

On constate il est vrai que la moyenne d’âge y est plus élevée que dans la flotte Open. On y croise cependant des jeunes régatiers qui font leurs armes auprès des plus anciens et ce brassage des générations est à mon sens une richesse pour la Classe.

A noter l’ambiance particulièrement conviviale sur le parc à bateaux sans clivage « Volants » « Non-volants » !

L’année prochaine aux prochains Championnats du Monde qui se dérouleront à Weymouth en Angleterre, deux flottes séparées seront à nouveau mises en place. On est en droit de penser que les européens se mobiliseront en nombre ; je le souhaite fortement et me réjouis de cette évolution qui m’a semblé évidente dès 2014.

Have a good day !


Tempête à Hervey Bay

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